Riensavoir

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Brèves

C’est l’été, humez ces fumets que la Lozère, de ses vallées à ses crêtes, sécrète.

Les senteurs de Lozère, sans heurt effleurent les narines, cent heures durant les inhalant, transformant l’air ambiant en fragrances sucrées. Par monts et par vaux, parfums et odeurs emplissent l’atmosphère pareils à l’essence raffinée d’un flacon d’Air du temps (Nina Riccix). Poids des senteurs qui dans les francs bois s’entassent, prenant à pleins filets des bancs de volutes odorantes. La volupté dégagée de toute parcelle de flore s’enrichit des muscs d’une faune embusquée. Que vienne s’insinuer une puanteur insidieuse, les sains sinus enivrés d’ions positifs repoussent de la scène les pestilences malsaines. Par faim, le nez absorbe les parfums, parfaits pour nourrir l’olfactif de l’or factice des genêts. Après l’or, le sent-bon de l’encens qui en cent bonds emplit la mer sans borne des odeurs gévaudanes. En tous sens il se répand, et sans décence descend au plus profond de chaque entraille, faille ou fente moussue, pour s’y émousser. Reste le troisième présent des mages du passé, le plus fruité, retenu par sa proximité d’un sol aimanté et menthé, dont il est l’amant délétère. La soutenant par les aisselles, la fesse, elle se riant, roulant dans les airelles, la myrrhe titille la terre-mère. Saphique rencontre dans une nature épique, ou la myrrhe à sa belle fait gorge, et la terre, admirable, râle ses effluves embaumantes en un fleuve que fait trembler le pont de ses soupirs.

Lozérix Aux nues, mais héros sain du charnel.

C’est l’été, humons l’humus, sentons les senteurs aux cents tons ! 5 juillet 2004, par Jack London

Le pélerin de St Jacques, lorsqu’il traverse la Lozère, se laisse guider par les odeurs de l’humus végétal qui borde les sentiers, sentes et lisières. C’est un véritable appel de la forêt lorsque le compost t’hèle.