Ira, ira pas (au ciel) ? Nul ne le sait. Car les derniers ennuis de santé du pape semblent montrer qu’entre lui et son patron direct il y a probablement de l’eau dans le gaz.

Dieu est-il content de son Pape ?

C’est la question qui tue (enfin, pas encore...). Car déjà en 1981 l’attentat perpétré contre Jean-Paul II a pu paraître à certains comme un signe avant-coureur : Dieu n’était manifestement pas satisfait de son représentant sur terre. Les commentaires allaient bon train alors, certains allant même dans le Courrier du Vatican jusqu’à affirmer qu’après avoir partagé le pain et le vin en compagnie de 12 de leurs amis le Président du Saint Siège et le Chef des Nuages avaient eu des mots. JP refusait semble-t-il de monter au ciel aussi rapidement, alors que son supérieur hiérarchique trouvait qu’il n’allait pas assez vite en besogne. Par exemple on vendait sur terre des préservatifs, une invention du Diable, et les homosexuels se montraient au grand jour, allant jusqu’à prétendre se marier ! Mais comment ferait-on alors pour les divorcer ? Bref, après les digestifs JP partit sans dire au revoir et le 13 mai suivant un terroriste tenta de l’assassiner. Heureusement que des anges espions [1] eurent vent de la chose : la tentative fit long feu, et le pape se fit construire une papamobile pour contrecarrer les funestes projets de son créateur.

Dieu n’a pas renoncé

Mais voilà qu’en ce début d’année 2005 Il nous remet ça subtilement avec des moyens qui ont l’air plus naturels : bronchite, grippe et compagnie sont, il est vrai, d’actualité et plus discrets qu’un terroriste armé jusqu’aux dents. Reste que tout ne semble pas se passer comme une lettre à la poste et que le Saint Père renâcle. Les milieux bien informés prétendent que chaque nuit Dieu et le Pape ont de grandes discussions pour décider quand ce dernier rejoindra le paradis cielesque et le moins qu’on puisse dire est que nos deux larrons n’ont pas l’air vraiment en phase. Le Pape ne veut pas céder, et poursuivre sa mission coûte que coûte. Son idée ce serait de déclencher une bonne inquisition, aidé en cela par le Président Bush qui a compris, lui, où sont le Bien et le Mal : l’un aux US, l’autre dans le reste du monde [2]. Voilà où nous en sommes en ce mois de mars : le Très Haut tente par tous les moyens de nous faire crever sous le froid et la neige comme on n’en avait pas vu depuis des lustres, et le chef du Vatican reste frileusement pelotonné dans son lit d’hôpital. Finalement, les multiples alertes météo ne sont pas dûes au CO2 mais au combat larvé que se livrent JP II et Jehovah.

Vous pouvez nous croire, si dérèglement climatique il y a c’est parce que, entre Dieu et son Pape, il y a de l’eau dans le gaz à effet de serre.

[1] Quelques cardinaux à la mule du Pape récemment décédés

[2] Quoique certains étudiants des Universités se livrent à autre chose que l’abstinence malgré les injonctions curetonesques de G.W.B.