Chaque mois, presque chaque semaine pourrait-on dire Météo France nous gratifie de ses précieuses alertes pour nous prévenir des dangers liés au temps qu’il fait. Mais à quoi peut-on s’attendre vraiment ?

Petit résumé des intempéries pour savoir à quoi s’en tenir avec ce satané temps.

Noël aux tisons, Pâques au balcon

Eh oui, bienheureux nos grands-pères qui avaient pour eux le savoir ancestral et la sagesse des dictons pour les aider à rythmer leurs saisons et prévoir le temps des semailles et des moissons. Aujourd’hui nous avons gagné l’Internet et le GPS mais nous avons perdu ces repères. Heureusement qu’il reste Météo France pour nous rappeler qu’en hiver, très souvent il neige et pas seulement sur les pistes de ski. Est-ce un effet pervers du réchauffement climatique ? Si on n’en sait rien de prime abord il se pourrait bien que oui !

L’hiver, il fait souvent froid

En France, il y a ordinairement 4 saisons dans l’année. En ce moment nous sommes en hiver et les alertes orange vont nous prévenir des chutes de neige, ces flocons qui s’amassent sur le sol aussi bien sur les routes que dans les champs ou même sur les toits. Sachez qu’une grande abondance de neige peut empêcher de rouler sur les routes, parfois plusieurs jours jusqu’à ce qu’elles soient dégagées. Et qu’une encore plus grande abondance peut aller jusqu’à bloquer la circulation même sur les autoroutes. C’est incroyable mais c’est ainsi, à se demander comment on pouvait vivre pendant cette rude saison avant Alain Gillot-Pétré.

En dehors de la neige en hiver il faut s’attendre souvent à la présence de verglas, une couche de glace qui rend les trottoirs et les routes très glissants et provoque de nombreux accidents si l’on n’y prend pas garde.

Enfin, dernier inconvénient de l’hiver mais pas le moindre il y a le froid, la température pouvant descendre au dessous de zéro degrés ! Cette fois, la seule parade est de se chauffer, ce qu’on ne fait jamais en été [1].

Avec mars arrive le début du printemps

Après le froid, c’est la pluie qui prend le relais. Souvent il risque de pleuvoir beaucoup au printemps, et si les cultures en ont bien besoin un excès de pluie peut souvent amener des inondations. Malheureusement les années où il ne pleut presque pas sont également à craindre car les cultures en pâtissent, on risque de voir apparaître l’impôt sécheresse.

Notons que le printemps est la saison qui habituellement génère le moins d’alertes orange.

L’été s’ra chaud... ?"

Juin, juillet et août détiennent quant à eux les records de température, mais cette fois dans le sens opposé à l’hiver. Comme lors de la canicule de l’été 2003 qui a provoqué des morts à répétition parmi les personnes agées (en hiver ce sont plutôt les SDF). A croire qu’en été, dès que l’on quitte nos maisons climatisées, nos voitures climatisées et nos restaurants climatisés plus rien n’est climatisé. Et le pire c’est que l’été suivant on aura beau aller passer ses congés du côté de St Malo il risque bien cette fois de faire un été pourri, tandis que Météo France oubliera de nous alerter sur la pénurie de parapluies...

Et l’automne ne fait pas mieux

Cette fois ce sont les inondations et les tempêtes qui sévissent à partir du mois de septembre. Les précipitations trop abondantes gonflent les rivières qui débordent et rompent leurs digues, et l’eau envahit tout. Ordinairement tous les meubles sont mouillés, surtout dans les zones inondables où les maisons sont pourtant les moins chères.

On le voit, malgré la conquête spatiale et le téléphone mobile on est toujours aussi démunis devant le temps qu’il fait. Est-ce la faute au réchauffement de la planète, à l’effet de serre ou au trou dans la couche d’ozone ? Ou encore aux OGM ? Personne n’en sait rien, même pas José Bové, mais c’est sans doute la faute à quelque chose ou à quelqu’un.

Tout ce qu’on peut faire dans ces cas là c’est des pétitions auprès du maire qui n’a pas fait ce qu’il devait, lequel protestera auprès du député qui n’a pas débloqué les crédits demandés, lequel député ira admonester le gouvernement à la tribune de l’Assemblée Nationale. Bien menée, une action peut dans ces conditions aller jusqu’au chef de l’Etat.

L’autre solution est d’attaquer les compagnies d’assurance et de se montrer devant les caméras de TF1. Au moins, si on se sent victime des éléments naturels, on pourra constater qu’on n’est pas les seuls devant nos écrans de télévision.

Mais enfin, tout cela est quand même pas tout-à-fait normal à notre époque ! On se croirait au 20e siècle !

[1] Sauf lors des étés pourris, hélas !