Les premiers homme de RIEN existent, nous les avons rencontrés.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le RIEN recèle de nombreuses traces de la présence de l’Homme en son sein. D’une étude menée en France, il apparaît que cette présence est avérée en deux lieux, Lozère et Finistère, où vivaient LozéRIENs et FinistéRIENs. Au passage, il est important de noter que les habitants du Cher (Berrichons) ou du Gers (Gersois ou Gersures) n’ont pas ce petit rien qui fait la différence.

Les premiers humains à Querrien

Cette existence d’hommes de Rien a été découverte dans deux localités. A Erthal en Lozère, d’où vient l’appellation d’homme du néant d’Erthal, et à Querrien, commune du Finistère dont les hominidés fossiles ont été nommés les Moinquerriens car ils n’avaient rien de plus que les autres. Qu’ils soient du néant d’Erthal ou Moinquerriens, ces premiers humains du rien ont laissé peu de traces de leur civilisation. On sait d’eux qu’à l’instar des autres peuplades préhistoriques, ils étaient bons tailleurs de pierres. Mais plutôt que le silex, ils taillaient surtout les galets connus aujourd’hui comme galets-riens. Ces galets étaient façonnés au rythme cadencé des tambours, de façon à obtenir un disque très plat et très fin sur lequel la nourriture était cuite et dégustée. Les traditions et folklores locaux ont conservé cette habitude à travers la galette bretonne à l’intérieur de laquelle on peut mettre rien ou plein de choses, et la tortilla de Lozère qui est le plus souvent fourrée d’aligot.

Us et coutumes

Si les habitudes alimentaires des hommes du Rien nous sont connues, on sait peu de choses sur leurs autres us car ils avaient la fâcheuse habitude de leur mettre la tête dans le sable. De ces autres us, qui ouie ça s’émeut, car quand il vous regarde droit dans les yeux, l’us tend cil. Ce qui est certain, c’est que les hommes du Rien avaient également pour habitude d’aseptiser leurs coutumes en les faisant bouillir, l’us cuit n’étant pas vecteur de maladies à la différence de l’us tout cru, ce qui est preuve d’un grand souci d’hygiène.

Hommes d’une grande foi, il semble que les primo-peuples du Rien aient été adorateurs des épices, ce qui peut s’expliquer par la fadeur de l’existence dans le néant. Robin d’Epice, pierre de voûte du panthéon du Rien, était un dieu à la foi salé et piquant, particularités mythologiques qui se sont transmises à des peuplades plus récentes comme les Celtes de Guérande, les Poivres d’Arvor, les Beurs de Missel (Maures convertis au catholicisme romain à partir de 731 ap JC) et les pies menthées du Yucatan.

Du point de vue scientifique, les hommes du néant d’Erthal el les Moinquerriens maniaient avec virtuosité les mathématiques. Ils sont les inventeurs du logarithme népérien qui s’énonce ainsi : un rien vaut mieux que deux tu l’auras donc tu népérien pour attendre. Mais la caractéristique principale de ces populations est très certainement l’accueil enthousiaste qu’ils ont continuellement prodigué sur leurs territoires, à toutes les disparitions des autres dimensions humaines. Où qu’on se trouve et quoi qu’on cherche, on n’est jamais perdu dans le Rien car tout s’y retrouve. Les hommes du Rien ont ainsi donné asile au temps perdu, aux Paradis perdus qu’ils soient artificiels ou non, au Monde Perdu, aux espèces disparues, aux cités perdues, aux causes perdues, aux réputations perdues, aux jeunesses perdues, aux virginités perdues, aux objets perdus qui ne sont que l’envers du décor des objets trouvés, au diable qui est l’enfer du décor, aux corps perdus, aux occasions perdues, aux rendez-vous manqués, aux peines perdues, au pain perdu, aux balles perdues et à leurs trous de balle, à Peter Pan et aux enfants perdus, au onzième larron perdu alors que les dix autres ont été retrouvés, aux bermudas triangulaires, aux pas perdus et à leurs salles, aux aventuriers de l’arche perdue, au tout est perdu fors l’honneur et au révérend père Du, légat de Pedro de Luna pape sous le nom de Benoît XIII. Grâce aux hommes du néant d’Erthal et aux Moinquerrien, tout ceci n’est pas perdu pour tout le monde et gageons que cela perdure encore.