Tout le monde l’a constaté, il y a une recrudescence d’alertes Météo depuis quelques années au point que cela en devient préoccupant. Pourquoi cette fréquence croît-elle constamment, et comment réagir à ces alarmantes nouvelles du ciel ?

L’association RIEN a enquêté. Suivez nos report-terre, c’est ici et nulle part ailleurs.

Du point de vue météorologie, l’histoire est sans conteste riche en enseignements. Lorsqu’on constate qu’au XIXe siècle il n’y a pas eu une seule alerte météo, non plus que dans aucun des siècles précédents, que chez les grecs et les romains c’était Zeus qui pilotait la centrale éclair-ctrique, et qu’avant Zeus, l’alerte météo la plus récente fut celle du déluge qui remonte à 4000 ans, on est en droit de se poser certaines questions : Que se passe-t-il ? La terre se détraque-t-elle ?

Déjà, du temps de madame de Sévigné…

L’auteur des célèbres lettres l’avait remarqué et se posait les bonnes questions : Est-ce que les expérimentations de l’armée avec ses canons à longue portée n’étaient pas en train de modifier le temps ? Car elle se rendait bien compte que quelque chose avait changé : il faisait plus chaud, plus pluvieux, plus elle-ne-savait-quoi mais en tous cas ce n’était plus comme avant. Le temps changeait, elle en était persuadée.

C’est encore plus vrai aujourd’hui avec toutes les expérimentations menées par les hommes. Il y a de quoi se faire du mouron ! Rappelez-vous Adam et Eve : ayant croqué la pomme de l’arbre de la Connaissance, ils se virent aussitôt chassés de l’Eden et dieu a dû dare-dare rameuter une armée de pelles mécaniques et des tonnes de désherbants pour construire le nouveau logis des premiers hommes et femmes : la Terre [1]. De là à ce que ça ait détraqué le temps de manière irrémédiable, il n’y a pas l’ombre d’un doute. Le temps change, c’est sûr, il faut s’en méfier.

La nouveauté depuis Adam et Eve est qu’à la télé on nous en avertit [2]. Quoique... pas toujours, et c’est le plus inquiétant. Tenez, pas plus tard que ce matin, par une belle journée ensoleillée et sans vent, une tuile s’est décrochée du toit de mon voisin et a volé en éclats sur le trottoir en bas de chez lui, manquant de peu de castrer son gros chat angora qui n’a eu la vie sauve que parce qu’une chatte sur un toit brûlant l’a fait se déplacer de quelques centimètres et éviter la tuile assassine. Même mon voisin n’en est pas revenu. Depuis son toit où il était monté pour réparer une gouttière il m’a affirmé que la tuile lui avait soudain échappé des mains pour aller se jeter dans le vide. Inexplicablement. Et aucun de nous deux n’avait eu vent d’une alerte quelconque depuis 48 h.

Si les tuiles se mettent à voler toutes seules, où va le monde, je vous le demande ?

Un mécontentement général agite la population

Alerte jaune, alerte orange, alerte rouge… Depuis les tempêtes de 1999 ça n’arrête plus, alors qu’un sondage Ifop révèle que 80% des français souhaitent du beau temps, et 20% seulement (pour la plupart des agriculteurs) du mauvais. Mais on dirait que les autorités n’écoutent rien et n’agissent pas.

Que faire ? Manifester ? Aucun syndicat ne prend les choses en main, aucun parti politique ne s’intéresse au temps, et même Le Pen n’en parle pas, c’est tout dire ! Alors, faudra-t-il se mettre en colère ? Voire même menacer les autorités d’une grève générale aux moindres tentatives de Météo France de colorer la carte ? Eh bien s’il le faut, oui, nous irons jusque là ! Mais entre temps, que faire ?

Nous avons consulté ardemment le professeur Schmurz, expert en météorologie à TF1, et ce qu’il nous a dit pourra en rassurer certains. Car quand Météo France se trompe et qu’une question nous brûle les lèvres : "Mais que fait la police ?", tandis qu’on attend vainement que Sarkosy délègue un ou deux policiers à la sécurité civile du temps, il paraît qu’on peut quand même faire quelque chose avant que les rivières ne sortent de leur lit, ce qui n’est normalement pas dans leurs habitudes [3]. Voyons comment, et tout de suite.

Il se met à pleuvoir : la conduite à tenir

Pluies éparses, pluies soutenues, orages ont la même chose en commun : incroyable mais vrai, sans tuyau d’arrosage ni pompiers à l’horizon, de l’eau tombe du ciel. On se croirait dans "l’Arroseur arrosé" des frères Lumière, sauf qu’il n’y a pas de projecteur qui tourne, et que cette fois, l’eau mouille, comme sous la douche. Eh bien, non, il ne s’agit pas de cinéma 3D avec effets mouillants, ça s’appelle la pluie. Il paraîtrait que ces fameux nuages qui volètent dans le ciel sont capables de ça : mouiller nos têtes. Un seul remède, le vieil accessoire de nos grands-mères en forme de petit parasol qu’on ouvre et qu’on brandit au dessus de sa tête : le parapluie. L’eau s’y écrase et coule à terre, sans nous atteindre.

Lorsqu’il fait plus froid, cette eau est susceptible de geler, et au lieu de gouttes il tombe du ciel de nombreux petits glaçons comme si le poissonnier avait été soudainement victime d’un attentat. Ne craignez rien, il ne tombe jamais de soles au sol, des tourteaux même très tôt ou des coquilles St Jacques à Pâques. Seulement ce qu’on appelle de la grêle et qui se répand sur le sol en une couche bientôt blanchâtre.

Faites attention : si cette grêle vous paraît très légère, semblant voleter au gré du vent au point de se déposer sur les toits, les rebords de fenêtres et former une épaisse couche sur le sol, ce n’est plus de grêle dont il s’agit mais de neige, ce qui tombe ce sont des flocons. Je sais : tout ceci est très inattendu, comme si ce que dans les films on appelle la Nature avait sa propre vie, il y a du Hollywood là dessous.

Enfin, il y a la tempête. On a l’impression qu’une soufflerie géante s’est mise en branle comme lors du tournage d’un film catastrophe. Les parapluies se retournent, les toits s’envolent, et en même temps l’eau monte, à croire que les égoûts ont été sous-dimensionnés (encore un financement occulte). On dirait que les metteurs en scène sont à court d’imagination pour se sentir obligés d’en remettre encore et encore. Et quelquefois ils éxagèrent : l’eau monte de plusieurs mètres et noie tout, canapés, frigos, télés, balaie les digues et envahit les champs. Jusqu’aux voitures qui finissent par être emportées dans le lit des rivières.

Il faut que cela cesse

Rassurez-vous, devant l’immobilisme des autorités, une pétition a été organisée. Elle est venue de ce modeste habitant d’une petite zone inondable qui venait d’y emménager depuis seulement quelques mois. Cet honnête travailleur, méritant et très apprécié de ses voisins a vu tout son mobilier partir à la rivière en quelques heures. Alors il a pris l’initiative : il a lancé une pétition en ligne sur un site spécialement créé : www.rasleboldesinondations.com pour qu’un terme soit mis à ces débordements inacceptables.

Signez-la dès maintenant pour que les politiques fassent enfin leur travail. Nous désirons que :
- 1/ Météo France soit condamnée proportionnellement à la violence des inondations et tempêtes.
- 2/ Plus aucune ville ne subisse les intempéries tant que des digues dignes de ce nom ne seront pas élevées dans toute la France, quadrillant le territoire tous les cent mètres jusqu’à la hauteur du toit des habitations
- 3/ Les pluies et orages soient limités à des quantités raisonnables, compatibles avec l’arrosage des pelouses et le gabarit des écoulements.

Les lits des rivières existent, pourquoi leur flot s’écoulerait-il sur les routes, dans les rues, ravageant tout sur leur passage ? Nos impôts qui ont servi à tous ces équipements sont engloutis irrémédiablement. Cette situation est intolérable.

Regardez, sur la planète Mars ou sur la Lune il n’y a plus une seule goutte de pluie et il n’y a pas non plus Météo France. Ceci explique peut-être cela ?

[1] ou pour dézinguer le paradis terrestre et le remplacer par les routes, les réverbères et les gratte-ciel que nous connaissons

[2] A propos, était-ce vraiment le paradis terrestre s’il n’y avait même pas la télévision ?

[3] D’où l’expression : Dormir comme la Loire