Enfin identifié par l’Institut Pasteur, le virus de la pneumopathie a été découvert. Ce n’est rien moins qu’un Zugovillas, ce qui n’est pas rassurant lorsque l’on connaît les dégâts collatéraux produits par l’énonciation de ce mot devant les enfants de 7 à 77 ans. Mais la patience et l’obstination d’un grand professeur auront bientôt raison de ce fléau.

"Il y a quelques semaines, nous nous tenions, désespérés, devant le vide béant de l’inconnu. Aujourd’hui, nous avons fait un grand pas en avant." Voilà ce qu’à déclaré aujourd’hui Ulrich Georg Oscar Philips, le porte-parole de l’Institut Pasteur lors du CIWP, le Congrès International de Washington sur la Pneumopathie.


Un neurone mutant ?

Le voile est donc enfin levé sur l’étrange affection qui a pris naissance à l’hôpital français de Hanoï, lorsqu’un agent infectieux a muté brusquement, transformant en virus tueur l’un des deux neurones d’un patient en observation pour tendances maniaco-dépressives.

GWB (le patient, dont l’anonymat est soigneusement préservé, serait de nationalité occidentale, natif d’un pays dont le nom n’a pas été dévoilé mais qui possède des frontières communes avec le Canada au Nord et le Mexique au sud), souffrait de malnutrition après étouffement par un bretzel et ne possédait plus toute sa tête, apprend-on de source bien informée. Victime d’un TOC (Trouble obsessionnel comportemental, en anglais COT Comportement Ordinaire de Taré) GWB ne cessait de répéter une phrase sans queue ni tête mêlant indistinctement des mots sans aucun rapport entre eux (armes de destruction massive, démocratie, axe du mâle, liberté...).

Maîtrisé après une longue traque

Signalé depuis plusieurs semaines, rôdeur suspect dans le quartier des hôpitaux de Hanoï, GWB a finalement été reconnu par plusieurs témoins à cause de sa mine patibulaire. Il a été immédiatement transféré aux urgences, au vu des stigmates visibles de son dérangement mental. C’est là que, pour une raison inconnue, l’un de ses neurones a muté inexplicablement et s’est transformé en un effrayant Zugovillas, identifié aussitôt par l’éminent Professeur P.H. HUGOT spécialiste des maladies dérangeantes, qui passait dans le couloir pour aller chercher un Schweppes à la cafétéria de l’hôpital.

JPEG - 19.2 ko
Le Zugovillas, agent pathogène de la pneumopathie atypique spongiforme bovine (PASB)
Voici dans toute son horreur, la photo prise au microscope à modulation de phrase du virus du PASB. On le voit, il est particulièrement laid, et ressemble beaucoup au portrait en pied d’un neurone de GWB.

Une après-midi gâchée !

Mordu au mollet par l’horrible bête, qui en parut aussitôt très affectée mais réussit néanmoins à s’enfuir, le Professeur P.H. HUGOT demanda aussitôt du mercurochrome à l’infirmerie et passa une après-midi gâchée par cet incident, la mine défaite, amorphe devant son bureau.

Ce n’est que cette semaine qu’il sortit de sa torpeur, lorsque l’Institut Pasteur lui passa un coup de fil pour l’inviter à un Congrès, et qu’il s’aperçut qu’il avait appuyé par chance sur le déclencheur de son appareil photo par un réflexe inattendu lors de la morsure de l’animal . "Nous poursuivrons le Zugovillas jusque dans les toilettes !" a-t-il déclaré, apprenant qu’à Hong-Kong l’agent infectieux avait contaminé tout un immeuble en se cachant dans les réseaux d’eaux usées.

Combattu désormais avec la plus grande détermination, le terrible Zugovillas voit ses jours désormais comptés, avec l’arrivée sur le devant de la scène de ce Professeur dont la réputation n’est plus à faire. Malheureusement l’état du patient GWB ne laisse pas d’inquiéter la communauté internationale, son second neurone étant menacé par la varicelle. Nous vous tiendrons au courant des suites de cette épidémie lors du retour de notre reporter des faubourgs de Bagdad, petite ville de Floride de 1500 habitants où il est allé prendre quelques vacances pour oublier les dures actualités.