On le voit bien avec les événements du Japon, l’énergie nucléaire est mauvaise comme nous l’expliquent les écologistes les plus paniqués. "Nous avons des énergies alternatives, il faut se passer du nucléaire !" a expliqué un député européen, tandis qu’un militant de Greenpeace expliquait que l’éclairage des rues ne servait à rien à 3 h du matin puisque les voitures avaient des phares. Nicolas Hulot lui-même a promis de faire pression sur ses sponsors pour promouvoir une télévision basée sur du vent.

La civilisation de Hallstatt qui a émergé vers 1200 ans avant notre ère a été la première a initier les mauvaises pratiques du progrès. Le mot maudit a certainement été inventé à ce moment là, lorsque sont apparus les premiers forgerons capables de fabriquer des lances et des flèches à pointe de fer comme celles qu’on a découvert dans les tombes autrichiennes de nos ancêtres.

Déjà avec la taille des premiers silex…

Depuis l’âge de pierre l’homme n’a fait que rechercher bêtement plus de confort, plus de bien-être, et à se complaire dans le luxe. Il n’avait pas connu l’heureux exemple de l’âge des dinosaures qui ne connaissaient rien de tout cela et vivaient heureux, sans grotte, ni feu, ni hutte, uniquement avec leurs crocs, il y a plusieurs millions d’années. Avec l’homme apparu beaucoup plus tardivement tout ce bonheur de la vie sauvage a foutu le camp sans crier gare.

Déjà avec la taille des premiers silex qui se sont avérés trop coupants et trop appointés et leur cortège de blessures domestiques on aurait dû arrêter là les découvertes inutiles. Certes, la chasse au mammouth était plus efficace, et les tranches de cuisses de léopard des neiges taillées plus finement pouvaient être offertes au grand-père édenté qui en était privé jusque là mais était-ce vraiment un bienfait ? Les enfants qui piquaient la hache polie de papa pour s’amuser dans la cour (du village, pas de l’école qui heureusement n’existait pas) s’en servaient pour jouer aux cow boys et plus d’un crâne a été égratigné par l’obsidienne paternelle.

Avant le fer, le cuivre puis le bronze avaient déjà sonné le glas des périodes heureuses

Ces premiers déboires de ce qu’on appelerait plus tard la "civilisation" allaient-ils servir de leçon à nos ancêtres ? Malheureusement non ! Car après le silex il y eut le cuivre. Puis le bronze. Léonard de Vinci inventa l’hélicoptère et Einstein la relativité, après tout un tas d’inventions néfastes jusqu’à celle de l’électricité, qui comme chacun sait n’apporte que la désolation. On ne compte plus les Claude François électrocutés dans leur bain et les condamnés passés à la chaise électrique ce qui montre que l’électricité peut tuer, sans parler des brûlures des plaques de cuisson ou des ampoules qui grillent sans prévenir : qui ne s’est pris un coin de porte dans la figure en allant chercher les foutues bougies dont on ne sait plus où elles sont passées ? Aujourd’hui les centrales nucléaires nous claquent dans les doigts au moindre tremblement de terre accompagné d’un vulgaire tsunami. Que se serait-il passé si Tchernobyl avait été implanté près des côtes et provoqué ces gigantesques inondations ? On en frémit d’avance (et même carrément rétrospectivement). Car même lorsque, comme les nuages, les flots s’arrêtent aux frontières, comment passer en voiture à travers un mur d’eau de 10 mètres même muni d’un visa officiel pour l’Europe de l’Est ?

Faire halte à Hallstatt ?

A Hallstatt, à l’apparition des premiers instruments de ce nouveau métal qui allait remplacer le bronze des inscriptions très parlantes témoignent du trouble provoqué par cette nouvelle technologie. "Le fer, pourquoi faire ?" "L’alcool, oui. L’eau ferrugineuse, non !" "A bas le tetanos !" "Demain, plus personne ne saura couler un bronze !" ne sont que quelques slogans parmi d’autres de ce qui étaient déjà des manifestations écolo. Le bronze et le cuivre eux-mêmes étaient contestés lorsqu’on découvre sur une tombe "Dura lex, but silex" ou sur ces inscriptions lapidaires "Le silex n’a pas besoin d’antirouille" "Pas de bifteck à 93 ans". Toutes elles exprimaient les doutes des écolos de l’âge du fer, qu’hélas on ne sut pas prendre au sérieux.