Les Mayas ont annoncé la fin du monde (sous sa forme actuelle) pour le 21 décembre 2012. Ils ont pu donner ce résultat d’une grande précision grâce à leur maîtrise des mathématiques et de l’astronomie. Le physicien mexicain Alberto Unapiedra de l’IIFC (Instituto de Investigaciones Fisicas Cuánticas – UNAM – Universidad Nacional Autonoma de Mexico) vient d’appliquer les méthodes de calculs mayas, auxquelles il a ajouté ses propres méthodes issues de ses études en physique quantique, à la coupe du monde de football. Les résultats ont été publiés sur un site confidentiel.

L’objet sphérique du football

D’autres éléments et similitudes entre l’univers et les planètes ont aidé le professeur Unapiedra dans ses calculs. Les astronomes mayas avaient déjà pu découvrir les mouvements des astres, et savaient qu’un nombre significatif de planètes du système solaire s’aligneraient le 21 12 2012. Le savant physicien a extrapolé ces théories stellaires pour analyser le déplacement de l’objet sphérique qui est au centre du jeu de football, en tenant compte de sa vitesse et des déformations qu’il subit lors des frappes. Il a pu en déduire des probabilités sur le nombre d’alignements qui se réaliseraient entre la sphère et les montants aux angles droits des cages de but.

Pipiltzintzintli

Il se trouve aussi que le propre frère du professeur Alberto Unapiedra est Fransisco Unapiedra. Ce singulier personnage a été frappé par la foudre au cours de sa 12eme année. Il s’est comparé à un Prométhée moderne, ayant été selon lui un intermédiaire entre les Dieux et les hommes pour le transfert du feu. Depuis, il prétend que son esprit peut s’ouvrir sur l’espace-temps et entrevoir l’avenir. Francisco Unapiedra vit aujourd’hui dans l’état de Oaxaca, au petit village de Tlazoaltepec où il a une solide réputation de chaman sous le nom de Pipiltzintzintli (à vos souhaits !).

Deux autres éléments troublants pouvant accréditer la véracité des prévisions d’Unapiedra sont à prendre en compte. Le premier est que le joueur portant le n°1 de la sélection mexicaine pour le mondial 2010 est Oscar Perez. Il vient du club de Tuxtla Gutierrez, Los jaguares de Chiapas et le Chiapas est l’un des états du Mexique où une grande partie de la population est d’origine maya. Le second est qu’en juin au Mexique, on célèbre el mes de Einstein, (le mois d’Einstein) père de la relativité et source de la physique quantique.

La physique quantique, c’est l’influence que peut avoir une nouvelle dimension sur l’état de l’univers. Cette nouvelle dimension ne modifie pas les plans géométriques basés sur les trois dimensions déjà connues elle en change seulement la perception. Elle a aussi la particularité de ne pas être modélisable. Il en va ainsi par exemple des vagues scélérates, phénomène maritime pour lequel la seule physique fondamentale n’a pas toutes les explications. La physique quantique est particulièrement utile pour appréhender les phénomènes liés à l’immensité de l’espace, qu’il soit réel ou temporel. Les questions relevant des paradoxes spatio-temporels, les courbures de cet espace et les possibles portes s’ouvrant entre des univers se déroulant en des lieux et des époques différentes n’ont à ce jour que d’incomplets embryons de réponses à travers les recherches et travaux des quanticiens (à ne pas confondre avec les Cantichiens, odes chantés à la gloire du Dieu Maya Ouarf-tenochtitlan). Je donne ces quelques éléments de vulgarisation afin que les données soient claires pour tous, les profanes et les béotiens surtout. En résumé, on peut affirmer que la physique quantique permet la mise à plat des univers.

C’est ainsi que le déplacement des corps cosmiques et sidéraux va devenir proprement, et même salement sidérant. De rotation, révolution et autres évolutions concentriques suivant des schémas circumlinéaires, les planètes, une fois représentées à plat comme des galettes, vont avoir un déplacement de type discoplanique. Ce qui change tout à l’affaire.

Appliquée à la projection de la sphère footballistique impulsée par le choc produit par sa rencontre avec les appendices terminaux des membres antérieurs des joueurs, la trajectoire d’un ballon en physique quantique peut être comparé au déplacement aléatoire d’un frisbee voire d’une crêpe sautant à l’heure du chant (du coq) à la chandeleur. A ce jeu d’envoi de sphères plates dans l’espace, on pourrait croire que les grecs, inventeurs du discobole, ont un certain avantage. Que nenni ! Il ne s’agit plus de lancer le disque, il s’agit, à coup de pieds, de le propulser vers l’embut adverse. Or, dans le monde d’aujourd’hui, qui sont les spécialistes du maniement de ce type d’objets circulaires, ronds et de faible épaisseur ?

Les Tortiliens suprèmes

Les mexicains évidemment, qui cultivent la tradition de la tortilla depuis les Olmèques, et qui dès leur plus tendre enfance apprennent dans les familles puis à l’école à façonner ces galettes. Ce sont ces paramètres quantiques qui ont permis à Alberto Unapiedra d’avancer qu’en 2010, le Mexique sera vainqueur de la coupe du monde de football. A ce stade, l’ingénieux professeur a intégré quelques variables, car en physique quantique, les circonstances les plus anodines ont leur importance. Il a donc pensé que la dextérité italienne sur la pâte à pizza était une hypothèse à retenir. Mais le fait que cette pâte seule n’avait aucune utilité (il faut pour cela qu’elle soit garnie) tend à prouver que le comportement aérien de ladite pizza ne peut en rien être comparé à celui d’un ballon plat dépourvu lui de toute aspérité et donc de résistance à l’air. Au contraire des frottements qui se produiraient avec la garniture indissociable des pizzas.

Un autre paramètre qu’il ne fallait pas oublier était la propension coupable de certains joueurs à utiliser frauduleusement l’extrémité manuelle de leurs bras. Celle-ci, nimbée de cinq doigts, rend beaucoup plus aisé le contrôle du ballon, qu’il soit sphérique ou aplati. On a vu que le corps arbitral n’était pas toujours à même de sanctionner cette irrégularité. Cette inconnue comportementale a obligé Alberto Unapiedra à enrichir ses calculs de quelques probabilités. Il en a conclu que, comme cette attitude répréhensible avait déjà était utilisé par l’équipe de France contre l’équipe d’Irlande, les probabilités pour qu’elle soit à nouveau déterminantes tendaient vers zéro.

Enfin, il faut ajouter à cette brillante démonstration, d’autres facteurs qui corroborent cette prédiction inattendue. La rencontre entre différents espace-temps chargés d’évènements exceptionnels produit à son tour un nouvel évènement remarquable. C’est ce qui se passe au Mexique qui célèbre cette année les 200 ans de son indépendance et les 100 ans de sa révolution. Il est donc logique d’attendre en 2010 un nouvel épisode qui fera date dans leur histoire nationale.

El Tri, vainqueur annoncé

C’est pourquoi en vérité je vous le dis : la coupe du monde 2010 sera remportée par la sélection mexicaine aussi dénommée " El Tri". J’ajoute que comme les calculs savants du professeur Unapiedra sont fondés sur l’incontournabilité de la survenance évènementielle, donnée à la base de la physique quantique, il ne peut en aller autrement. C’est-à-dire, eu égard au fait que ces évènements ont pu être vu de façon certaine dans un autre espace-temps, c’est qu’ils se sont effectivement produits (parabole Lapalissienne induite par la physique quantique).

En conséquence de quoi, s’il advenait que le trophée échappe à l’équipe mexicaine, c’est qu’il y aurait eu tricherie.

Implacable ! (Contrairement au rugby ou les placages sont autorisés)

Par Philippe Tournesol et Tryphon Hugoal