Aujourd’hui il faut s’occuper de la planète, c’est prioritaire. La pollution détruit tout, le CO2 fait grimper la température, les océans sont pollués, les espèces disparaissent, c’est l’apocalypse, NOW. Mais l’apocalypse c’est aussi la religion qui l’a inventée. Ceux qui prennent la bible pour argent comptant et le dénommé Jésus pour autre chose qu’un mythe auraient-ils donc un brin de bon sens ?

Ascenseur pour les chats faux

En Israël on sait ce qu’il faut faire pour sauver notre malheureuse petite planète : respecter la loi juive ou halakha. Casher est le mot magique dans la vie des citoyens. Manger casher c’est éviter les maladies, boire casher c’est n’être jamais saoûl, pour vivre heureux vivons casher. Et même les ascenseurs peuvent être casher nous rappelle le Courrier International du début novembre.

Ne pas appuyer sur le mauvais bouton…

Dans l’article des Ynetnews de Tel-Aviv rapporté par CI, on apprend donc que la loi juive interdit d’actionner tout commutateur électrique le jour du shabbat, ce qui a suscité la création de l’Institut Tzomet, spécialisé dans l’équipement électrique casher. Les ascenseurs qui vous permettent de vous rendre à votre appartement du huitième étage sont donc casher le samedi : à chaque étage ils s’arrêtent, ouvrent leurs portes, les referment, et continuent leur ascension. Vous avez le temps de vous y engouffrer et de patienter jusqu’au huitième où vous pourrez vous en sortir sans avoir à actionner un bouton.

Sauf que le rabbin Yosef Shalom Elyashiv qui produit encore des décrets à 99 ans bien sonnés a décidé que même les ascenseurs casher étaient impurs. En effet, le poids des croyants qui les empruntent conduit à augmenter la consommation d’électricité des ascenseurs, ce qui constitue un manquement à la loi juive (on dit que celle-ci prévoit expressément dans la Thorah une consommation nominale d’électricité le jour du shabbat mais le nombre de KWh ne doit jamais augmenter).

Sont proscrites aussi des chaussures trop confortables lors du Yom Kippour, jour du Grand Pardon, ou les perruques fabriquées en Inde dont les cheveux auraient pu servir à des cérémonies idolâtres. Par contre, se curer le nez est possible le samedi, même si vous vous arrachez ainsi quelque malheureux poil (action interdite le jour du shabbat).

Revenons à nos mous thons

Si nous nous intéressons maintenant au CO2 maléfique – dont pourtant ne parle jamais la halaka – il est certain que limiter le nombre de Mégawatts ne peut qu’aller dans le bon sens. On pourrait même dire que l’arrêt complet de toute électricité dans le monde nous sauvera du diabolique CO2. Encore une bonne raison d’épouser la religion juive, n’est-ce pas ? Dans le même ordre d’idées les Chebab somaliens qui surveillent le respect de la charia interdisent le port des soutien-gorge sous le tchador sous peine de coups de fouet. Encore une fabrication d’un accessoire inutile entraînant une bête dépense d’énergie qui permettra une substantielle économie grâce à la religion !

Accords en vue à Copenhague

En décembre lors du sommet sur le climat nos gouvernants vont donc vraisemblablement s’accorder pour obliger tout le monde à devenir à la fois juif et Chebab. Ainsi se produira à coup sûr une diminution des émissions de CO2. Deux petits problèmes sont encore à l’étude : le jour du shabbat les Chebab devenus juifs n’auront plus le droit, après avoir demandé aux tchadoriennes de sauter pour vérifier la liberté de leurs seins, de fouetter les contrevenantes, ett encore moins avec un fouet électrique. De même ils n’auront plus jamais le droit de brûler les soutien-gorge en guise de trophée à cause du CO2 émis. Ce sont là, hélas, les limites de la religion…