Les Oie-loue sont des prix très recherchés, mais cette année en ce bon mois de septembre une distinction plus importante se devait d’être créée : le Grand Prix du Rien.

Un super Oie-Loue en quelque sorte, à la mesure du plus bel événement de Rien qu’il nous soit donné de constater avant très longtemps

Nicolas I et Nicolas II, nos empereurs de l’écologie, en sont enchantés. Même si 70% des français sont contre, cela n’est qu’un détail. A quoi cela va-t-il servir ? Nul ne le sait. A changer nos habitudes, peut-être ? A nous faire prendre conscience du Rien, certainement ! En tous cas c’est nouveau, en cette belle année 2009, le Grand Prix du Rien pour sa première manifestation couronne une taxe.

Grande première 2009 : voici Le Grand Prix du Rien

Ne cherchez plus. Un jour quelqu’un qui contestait les gabelles et autres impôts excessifs a déclaré qu’on finirait par nous taxer l’air que l’on respire. Eh bien l’humanité a fait un grand pas en avant dans cette direction, cela s’appelle la taxe carbone.

Ce CO2 que vous exhalez, le CO2 que vous respirez, celui que les végétaux transforment en bois et les récifs coralliens en calcaire a désormais un prix : il vaut 17 euros la tonne et comme il a déjà reçu le oie-loue 2008 il mérite grâce à sa taxe un nouveau et définitif Grand Prix du Rien, comme Al Gore a mérité et partagé avec le GIEC le Prix Nobel de la Paix.

La taxe du RIEN a désormais ses lauriers

Car le CO2 est en proportion dans l’air pour 0,038%, c’est son habitude, et en ce moment d’ailleurs il augmente un peu. On attend dans quelques années qu’il atteigne peut-être les 0,040 % mais ce n’est pas gagné car ce fichu CO2 se dissous dans les océans lorsque le climat fraîchit, et c’est paraît-il ce qui nous attend ! Mais passons. Ce brave CO2 qui ne demande rien à personne est pourtant accusé de tous les maux. Le premier, c’est le réchauffement climatique qui s’est transformé en changement climatique depuis que le climat ne se réchauffe plus. Et il en fait de belles le CO2 puisque par exemple il a dans le même temps pendant une trentaine d’années à la fois salinisé et adouci les eaux de l’océan, ce qui est une belle performance. Du temps où il réchauffait il faisait fondre les pôles et les glaciers du Groënland, se diffuser la malaria et faire monter les eaux du globe pour noyer nos côtes. Aujourd’hui qu’il se contente de faire changer le climat il… euh au fait il fait quoi ? Eh bien il peut faire refroidir, déclencher des tsunamis ou des tremblements de terre, créer des éclipses de lune ou propager le virus H1N1…

Vous ne me croyez pas ? Eh bien vous avez raison ! Car tous les maux attribués au CO2 n’existent pas, ou du moins il n’y est pour RIEN. Le paludisme a longtemps sévi en Sibérie ou en Angleterre, les eaux océaniques ont toujours monté, lentement, très lentement, depuis plusieurs siècles, le climat a toujours varié depuis Madame de Sévigné [1] et même avant celle ci puisque des gravures montrent que le Sahara a un jour été vert. Bien sûr, il ne manque pas de media pour affirmer le contraire et nous seriner que le CO2 c’est odieux. Un polluant, nous dit-on (allez raconter cela à votre jardinier) qu’il faut réduire à tout prix.

Oui parce que j’ai oublié de mentionner que l’homme fabrique du CO2 en brûlant des combustibles fossiles ou du bois, et qu’ainsi il est responsable de moins de 10% du CO2 total soit de 0,0038%.

Mais que fait donc ma tonne de CO2 ?

On va tout vous expliquer : le CO2 fait de l’effet de serre, c’est aussi simple que cela. Dans une serre ça chauffe, eh bien c’est pareil avec le CO2 pour l’atmosphère. Ne me demandez pas pourquoi car c’est contraire aux lois de la physique et de la thermodynamique, la signature du CO2 qui permettrait de reconnaître son effet réel est absente, et par le passé il a été jusqu’à dix fois plus important dans l’atmosphère sans rien réchauffer. Donc le CO2 est néfaste, mais en fait il ne fait RIEN. C’est si vrai que la dernière conférence de l’Organisation Météorologique Mondiale (qui est dirigée par des gens du GIEC) réunie à Genève jusqu’au 4 septembre dernier a même conclu que si la banquise a été très réduite en 2007 c’était à cause de variations naturelles et non du changement climatique, et qu’elle s’était étendue énormément au cours des deux années qui ont suivi.

Le Grand Prix du RIEN est attribué à la Taxe Carbone

Donc mes bien chers amis, le CO2 qui ne fait RIEN est désormais passible d’une taxe. Comme si en passant au feu vert ou en roulant à 50 kmh en ville on vous mettait un PV exprès. Vous n’avez RIEN fait ? Eh bien, vous allez payer ! 17 euros. Circulez, ya RIEN à voir !

Encore plus fort que le CO2, la taxe carbone a bien mérité son prix ! Vive le Grand Prix du RIEN !

[1] Qui se plaignait dans son château de Grignan du changement du climat, qu’elle attribuait aux essais de canon à longue portée de l’armée française !