Se réchauffe-t-on oui ou non ? Et si oui, pourquoi, comment ? Autrefois spécialiste du trou dans la couche d’ozone et récemment reconverti dans le CO2, un certain Al Gore, prophète de l’apocalypse, a choisi de répondre oui à la première question. Et de nous rendre tous coupables. Et si l’évidence n’était pas là où M. Gore est ??

Au procès du CO2, qui dure depuis des années il y a un plaignant, la température du globe, et un accusé, le CO2. Et le CO2, on vous l’a soigneusement répété, ce n’est pas n’importe qui, c’est un terroriste. Homme invisible en même temps qu’insaisissable, il est plus fort que tout et soupçonné d’en vouloir rageusement à notre globe.

Ce dernier jusque là tranquille depuis des millions d’années verrait ainsi le niveau de ses mers augmenter, ses glaces fondre, la sécheresse s’installer partout... Les ouragans se feraient plus fréquents et plus violents, les canicules se multiplieraient, les déserts s’agrandiraient pendant que les terres seraient submergées, quant à la bio-diversité, déjà les ours blancs ne savent plus où donner de la patte faute de glace au pôle nord. Pour tout dire sa faute est grande, au CO2 : c’est un délit de faciès. Le CO2 est en effet un gaz à effet de serre.

Voyez là le pire des gros mots, la plus éhontée des insultes par les temps qui courent. Vous connaissiez la pollution, la sécheresse, la famine et les guerres, le SRAS et le Prion, oubliez ces minuscules menaces, ce ne sont que des pistolets en plastique devant la redoutable arme destructrice que constitue cette simple expression : "Gaz à effet de serre". La prononcer c’est déjà se condamner, honte sur vous et vos descendants ! Car qui dit effet de serre dit température. Qui croît. Et tout, tout, tout vient de là. On va cuire recto-verso, tous les malheurs du monde vont s’abattre sur nous, comme jadis la peste, le choléra et les malheurs de l’inquisition.

Un procès à grand spectacle...

Dans le procès que fait la température globale au CO2, celui-ci n’en mène pas large. La partie civile fait peur, c’est le GIEC ou IPCC, un groupement créé tout exprès par l’ONU pour débusquer le malfaisant. Pensez, des milliers de chercheurs rémunérés par les gouvernements eux-mêmes, capables de vous prédire le temps en 2100 lorsque la météo doute des températures de la semaine prochaine, et qui ne veulent comme réponse à leurs rapports de milliers de pages qu’une seule réponse : Amen. Comme au temps où Galilée se permettait d’émettre ses idées nauséabondes devant le Pape.

Le GIEC ce n’est pas rien, il a tous les media derrière lui qui l’écoutent religieusement et en remettent une couche. Toute information catastrophiste est bonne à prendre, le moindre typhon détrône aussitôt Cecilia à la une de Paris Match et chaque toit arraché, chaque palmier secoué est paparazzé sur toutes les Une du globe. Et rapport après rapport, la VERITÉ est assénée : nous serons tous morts dans quarante jours et quarante nuits, et les milliards d’euros n’y pourront rien car les Gaz à effet de serre mettent des siècles à se dissiper. Aujourd’hui, mon bon monsieur, ça monte. On aimerait presque que la température grimpe un peu plus pour vous convaincre, car il y a péril en la Terre elle-même. Les hommes produisent du CO2, tout est là. Dans les siècles, les millénaires passés, le climat variait, certes, le CO2 aussi, bien sûr. Mais tout cela suivait son petit bonhomme de chemin, glaciation après réchauffement. Aujourd’hui le CO2 est plus élevé qu’il a jamais été depuis 650 000 ans, mon bon monsieur. Comme dirait Coluche "T’as qu’à voir dans quelle merde on est !".

Sauf que...

Sauf que toutes ces "belles" idées basées, qu’on le veuille ou non, sur le climat du passé en disent peut-être plus qu’on ne veut bien l’écouter. Car savoir si on court un danger dans un domaine aussi variable que le climat fait nécessairement appel aux vieux épisodes. Comment dire en effet qu’une situation est anormale, qu’une température est en hausse ou en baisse par rapport à la moyenne lorsque cette moyenne fluctue sans cesse ? Une glaciation ce n’est pas anormal en soi, les âges glaciaires sont bien connus de tout un chacun. De même que les épisodes plus cléments comme on en connaît de nos jours. Ou plus cléments encore comme l’optimum climatique des années 1000, où la vigne se cultivait en Angleterre, où un vaisseau chinois avait fait le tour du pôle nord dans des eaux libres, où Erik le Rouge et ses Vikings avaient découvert le Greenland et installé des colonies, aujourd’hui encore enfouies sous la glace (avait-il rencontré à l’époque des ours polaires dérivant sur leur glaçons ?...)

Et voici les témoins à décharge

"Votre honneur, permettez-moi de citer quelques milliards de témoins pour la défense du CO2, qui plaide non coupable" pourrait dire le tout petit, minuscule avocat de la défense.
- Et qui sont-ils, Maître ? dit le Procureur avec un regard foudroyant.
- Ce sont les petites bulles d’air emprisonnées dans la glace depuis maintenant 650 000 ans, dit le petit avocat.
- Et que disent-elles, maître, j’ai peur que vous ne nous serviez du "réchauffé" ? répond le Procureur en souriant (la salle éclate de rire).
- Elles disent que la température a continuellement varié, tantôt chaud, tantôt froid. Et le CO2 également.
- Cela tout le monde le sait maître, j’ai peur que vous ne perdiez notre temps. Le CO2 est un gaz à effet de serre (un murmure de crainte parcourt la salle). Donc, lorsqu’il augmente, la température augmente, non ?

(Le GIEC qui joue le rôle du ministère public ricane sur son banc).

"Votre honneur assurément pas" répond le décidément insolent petit avocat. "Car ces petites bulles d’air ont été soigneusement analysées par des scientifiques ayant pignon sur rue. Et, Votre Honneur, ils concluent formellement tous que dans les siècles passés c’était le contraire : lorsque la température montait, le CO2 le faisait, mais plus tard. Puis lorsque la température redescendait, le CO2 également, toujours plus tard. Et le décalage entre température et taux de CO2 était d’environ 800 ans".
- Et alors, que nous racontez-vous là, en quoi cela nous intéresse-t-il, Maître ?
- Alors Votre Honneur, comment voulez-vous que ce soit l’augmentation de CO2 qui produise une élévation de température ? C’est absurde !

La salle proteste bruyamment, Votre Honneur manipule nerveusement son marteau pour ramener un peu de silence.
- Expliquez-vous maître ?
- Votre Honneur, la variation du CO2 est dans le même sens que celle de la température. Mais elle se produit après. Longtemps après. (La salle hurle).
- Silence, ou je fais évacuer la salle !
- Donc, Votre Honneur, ce n’est pas le CO2 qui entraîne la hausse des températures. C’est la hausse de la température, due à d’autres causes, qui entraîne progressivement une hausse du CO2. Je vous le répète, mon client est innocent !
- Je n’arrive pas à croire à vos sornettes !
- Pourtant, Votre Honneur, lorsque le CO2 est proche de son maximum et donc encore en train de croître, la température a déjà amorcé sa descente. A d’autres moments le CO2 augmente tandis que la température est en train de décroître. Si mon client était coupable d’élévation, pourquoi la température diminuerait pendant que lui-même croît ? Voici un extrait de ces courbes, Votre Honneur, et elles sont toutes comme cela !

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Depuis 400 000 ans, Température et CO2 se suivent et se ressemblent...
Lorsque la température croît, le taux de CO2, quelques siècles plus tard, augmente à son tour. Lorsqu’elle se met à décroître, il diminue à son tour au bout d’un certain temps. Le CO2 est donc un produit des variations de température, et non l’inverse . Ce n’est jamais lui qui a réchauffé la planète.

(Un remous gêné parcourt la salle). Le Procureur reprend, après un moment de silence.
- Et d’où viennent ces étranges résultats dont personne ne parle, maître ?
- De l’ensemble des forages réalisés aux pôles. Celui-ci est de Vostock, dans l’Antarctique. Sachez que toutes les missions scientifiques qui ont effectué des forages amènent aux mêmes conclusions, sans exception.

Quand vous aurez le temps, Votre Honneur, examinez les courbes, elles sont sur ce site.

Oui mais alors ? On nous aurait menti à l’insu de notre plein gré ?

Après une suspension de séance provoquée par un mouvement de foule (où l’avocat de la défense manque de se faire écharper), la partie civile, nullement ébranlée par cette brillante démonstration reprend du poil de la bête (de l’ours polaire, sans doute) et revient à la charge.
- Votre Honneur, la Défense a tout de même oublié un tout petit détail...
- Oui, maître GIEC ?
- L’homme d’aujourd’hui dégage une quantité énorme de CO2 dans l’atmosphère.
- Oui, répond le Procureur. Dans les pièces du dossier elle est estimée à 29 Gigatonnes environ, soit 3% des échanges de CO2 de l’atmosphère ?
- Peut-être, mais ces 3 % vont certainement tout faire basculer. Même infime, cette petite quantité joue le rôle d’un formidable accélérateur, Votre Honneur !
- D’accélérateur de quoi ? proteste la Défense. Du réchauffement ? Accélérer quelque chose d’inexistant ? Mais pour accélérer une voiture en panne, encore faudrait-il qu’elle avance ? Le CO2 fait du sur-place, je viens à la seconde de vous le prouver !
- De le prouver, oui, mais seulement dans le passé, cher confrère ! Vous oubliez, cher Maître, que l’homme n’était pas à cette époque aussi actif. Il ne brûlait pas les réserves de la Planète ! Il ne roulait pas en 4x4 !
- Allons, rouler seul dans son 4x4 sur les champs Elysées est peut-être effectivement un égoïste et stupide gaspillage, mais en trimballant 15 ou 20 passagers sur une piste africaine le 4x4 se justifie parfaitement... Ne faites pas de tels raccourcis cher confrère !
- Excusez-moi, je viens d’ailleurs de le vendre hier et de plus je ne fréquente jamais les Champs Elysées... Ce que je voulais exprimer est que le CO2 est actuellement à des niveaux jamais égalés dans le passé ! Trois cent vingt parties par million, comme nous le montrent les courbes du GIEC ! Vous vous rendez compte ?
- Et alors ?
- Et alors ? Et alors ? Mais vous savez bien que le CO2 est un gaz à effet de serre ! (La lumière du tribunal vacille). Si dans le passé le CO2 n’avait qu’une action minime, aujourd’hui il est à des niveaux as-tro-no-miques ! Si petite que soit son action il va mettre le feu aux poudres !

- Votre Honneur, devant les errances de mon confrère GIEC je me dois de citer d’autres témoins à décharge, qui ne seront cette fois-ci, rassurez-vous, qu’environ 90 000... reprend la Défense
- Qu’est-ce à dire ? Encore vos petites bulles ? (Votre Honneur esquisse un sourire condescendant).
- Pas du tout Votre Honneur. Ce sont des mesures aériennes du taux de CO2 faites à la surface de la Terre par de nombreux scientifiques, depuis l’année 1800. Près de 90 000 mesures ont été réalisées, et malheureusement pour mon confrère elles montrent qu’en 1820 et en 1940 les taux de CO2 dépassaient largement les 320 ppm actuels puisqu’ils étaient à 440. L’homme n’y était pour rien à cette époque, on admet qu’il ne peut avoir eu d’action sur le climat que depuis 1970 environ. Et ces taux, plus élevés qu’aujourd’hui, ont ensuite diminué...

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Le CO2 mesuré en direct depuis l’année 1800
On voit que le CO2 a été plus élevé qu’aujourd’hui sans intervention humaine possible (1820 et 1940) et que les interprétations élaborées à partir des forages glaciaires utilisées par le GIEC ne reflètent pas du tout les taux réels.

Vous pourrez consulter sur ce site les courbes du CO2 réelles et les commentaires d’un scientifique sur les deux rapporteurs du GIEC qui ont fait de très grossières erreurs, Votre Honneur !

L’avocat du GIEC intervient.
- Bon, le CO2, peut-être... Il est dans la norme, dites-vous... Mais les températures hein ? Les températures, Maître ? Vous en dites quoi ? 1998, l’année la plus chaude du siècle ! Et les 10 plus chaudes années, parmi les plus récentes ? Ça ne vous dit rien ?
- Cher confrère, outre que cela ne met pas en cause l’innocence de mon client, je vous dirais en plus que vous retardez ! Depuis l’été 2007, ces classifications ont été rectifiées car elles contenaient de grossières erreurs. C’est 1934 qui est l’année la plus chaude du siècle. Mille neuf cent trente quatre ! Ça ne vous dit rien ? Et, Maître, pourquoi donc le GIEC, votre client, a présenté sa fameuse courbe en "crosse de hockey" en 2001 qui masquait tout simplement les importantes variations du dernier millénaire ? Pour être sûr de bien marquer les esprits, peut-être ?

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Présentée en 1995 par le GIEC, la vraie courbe des températures.
Elle relativise fortement l’élévation actuelle, contrairement à la courbe erronée en "crosse de Hockey". Pourquoi cette courbe a-t-elle disparu par la suite dans les rapports de cet organisme ?
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La courbe de 2001, dite en "crosse de hockey"
Destinée à frapper les esprits cette courbe - encore présente sur le site du GIEC - a bêtement "oublié" les importantes variations climatiques du moyen âge et des siècles suivants.

- Je ne sais pas Maître !

- Eh bien, je vais vous le dire. Voici une déclaration de Stephen Schneider, auteur-coordinateur principal du GIEC.

"Comme la majorité des gens, nous aimerons voir un monde meilleur, ce qui implique ici que nous travaillions à réduire les risques d’un changement climatique potentiellement catastrophique. Pour cela, nous devons avoir des soutiens importants afin de frapper l’imagination du public ce qui suppose bien sûr d’avoir un maximum de couverture médiatique. Pour cela, nous devons proposer des scénarios effrayants, faire des déclarations simples et dramatiques et éviter de mentionner le moindre doute que nous pourrions avoir."

- Et où avez-vous trouvé ça ?

- Dans Wikipédia, cher maître...

- Maître, reprend le Procureur un peu calmé, si ce n’est pas le CO2 qui fait monter la température, alors c’est quoi ? Vous pouvez nous dire ?
- Votre Honneur, mais qui vous dit que la température monte, en ce moment ? Tous ceux qui prétendent que le CO2 est coupable ?


Quelques liens sur l’affaire du CO2 (français et anglais)

http://www.biokurs.de/eike/daten/berlin30507/fossile.htm

http://www.climatescience.org.nz/

http://www.john-daly.com/hockey/hockey.htm

http://virtedit.free.fr/article4.html

http://www.zetetique.org/rechauffement_climatique.html

http://www.pensee-unique.fr/