I

Otto Rahn au rendez-vous

On sait que l’Allemagne nazie avait organisé plusieurs expéditions à but scientifique dans des lieux aussi divers que l’Egypte et d’hiver que le Tibet. On sait aussi qu’Otto Rahn, nostalgique des âges farouches, avait, à titre personnel puis en tant qu’officier SS, mené plusieurs recherches en Ariège et dans l’Aude, pour étudier le catharisme et rechercher le Graal. Pour lui, c’était un objet païen dont l’existence remontait bien avant la légende disant qu’il s’agissait de la coupe ayant reçu le sang du Christ. Si les traces de Rahn à Montségur sont connues, celles qu’il a laissées à Vitrolles, commune de Rieutord de Randon (48700) ont failli être effacées. Le nom de Vitrolles vient de Vitrolhas, nom lui même issu de Bitrogos, appellation laissée par des Gaulois Bituriges qui étaient venus célébrer les noces d’une de leurs femmes avec un prince Gabale. Connus pour leur propension à s’adonner à la boisson, les Bituriges nous ont laissé le mot biture, ainsi que le douloureux concept matinal de casque en plomb, devenu avec l’avènement du prolétariat et des estaminets, la casquette de même métal. Dans son livre « Le bal de Lucifer », Otto Rahn ne cite pas Vitrolles. Il consacre seulement quelques lignes aux ruines moyenâgeuses perdues au pied du chaos granitique qui domine le village. Le reste relève de transmissions de paroles, les oraux sont arrivés.

Conquêtes lozériennes

Homosexuel notoire, Otto Rahn se lia avec un autochtone lors de son séjour en Lozère. Pour d’évidentes raisons, nous tairons le nom de cet être qui prit à l’envers tant la nature que l’époque. En 1934, il monta avec lui en une randonnée graalpestre vers les ruines du château féodal de Vitrolles et y trouva quelque chose. Il ramena en Allemagne ses deux conquêtes lozériennes, afin d’en pénétrer à loisir tous leurs secrets. La piste d’Otto Rahn se perd sur une autobahn entre Nuremberg et Berlin en 1939. Il est donné pour mort par certains, d’autres prétendent que, voulant échapper à l’emprise de l’ordre noir, il a organisé sa propre disparition en la dissimulant dans une sale histoire. Il avait auparavant transmis sa découverte de Vitrolles à son jouvenceau, lui faisant jurer de mener sa tache à terme. Ils mêlèrent leur sang comme deux Sioux pour sceller ce pacte d’élus. Abandonné, le jeune lozérien ne pouvait rentrer dans sa patrie où il aurait été couvert d’opprobre. Acculé par les évènements, il s’engagea dans les diverses formations mises sur pied par les SS pour enrôler des étrangers et se retrouva en avril 1945, parmi les derniers défenseurs de Berlin avec ses camarades français de la division Charlemagne. Le Reich millénaire ayant sombré au bout de 12 ans, il sauva sa peau en s’engageant dans la Légion étrangère et fut envoyé en Indochine. Parmi les centurions, la fraternité d’armes et la camaraderie de soldats firent que c’est sur les flans d’une Isabelle grasse et humide et dans les bras d’un légionnaire républicain espagnol qu’il laissa, au soir du 7 mai 1954, sa vie, un secret et sa dernière volonté. Le sergent José Riñon devint ce jour la un nouveau maillon de la chaine.

Une jolie veracruzana

En 1954, Franco le caudillo godillait toujours en Espagne, et les garrottages d’opposants n’étaient que de simples faits d’ibère. Lassé de marcher sur le pas lent du boudin, l’Espagnol choisit donc de partir au Mexique où depuis 1942 le Président-général Lazaro Cardenas accueillait à bras ouverts les résistants antifranquistes. Il débarqua à Veracruz, s’initia au danzon, passa une guyabera, et finalement épousa une jolie veracruzana qui passait par là. Il eut avec elle trois garçons, dont un ainé, un cadet et un benjamin. Au soir d’une retraite réussie, -à l’inverse de celle de Napoléon devant Moscou- dédiée aux combats de coqs, à l’absorption de pulque, aux ascensions de la pyramide d’El Tajin et à l’anniversaire de Camerone du 30 avril, il passa à son ainé le précieux secret. Il lui intima, lorsqu’il serait temps, de se livrer à une moderne ainéïde. Cette aventure ne serait pas une sinécure, mais il est vrai qu’il n’était pas lui-même un Virgile de supermarché. « Don Pepe Riñon » dit avec la déférence due aux parents le fils ainé, sachant que Pépé est le diminutif de José et don une marque de respect, « je saurais me montrer digne de ta confiance ». Devant la hauteur de ces paroles, Pepe lui répondit : « je savais que quand tu serais grand, tu ne serais pas un gnome, mon fils ! ».

C’est le 29 décembre 1993 que Huitzilopochtli Riñon, né d’une mère pure nahuatl et d’un espagnol dans le sang duquel la Galice coulait jusqu’à la lie, se mit en route pour son destin, tel le Valery Giscard en 1974. Cet important avenir réfléchissant, gros destin tain et pas grêle, exigeait qu’il se rende dans un état voisin, un peu plus au sud, un peu plus montagneux, avec un peu plus de jungle et largement peuplé d’indiens, comme ceux mis en réserve en Lozère. Il prit un gros car pour aller de Veracruz à Tuxtla Guttierez. Puis un moyen car l’amena de Tuxtla Guttierez à Ocozocoautla, d’où il monta dans un petit car Volkswagen de 7 places dans lequel il se serra avec 10 autres personnes en plus du chauffeur pour se rendre à Amatenango par les chemins les moins courus. Enfin, le 31 décembre dans la soirée, il arriva à destination et pu remettre à un récipiendaire le mystérieux objet trouvé par Otto Rahn sur une montagne lozérienne dominant la Margeride quelques soixante années plus tôt.

II

De Zapata à Alberich

Le 1 janvier 1994 débutait depuis les hauteurs de l’état du Chiapas une rébellion contre le gouvernement fédéral mexicain. Inspiré par Emiliano Zapata, personnage aux moustaches aussi longues que le diamètre de son couvre-chef, ces révolutionnaires se baptisèrent les « sans-visage », chose rendue possible grâce à l’objet apporté par Huitzilopochtli Riñon. Il restait à ce dernier une ultime démarche à accomplir. Il devait rendre compte de sa mission au très vieux chaman du peuple Lacandon, ces descendants directs des mayas installés au cœur de la forêt qui porte leur nom et le long d’un fleuve qui s’appelle aussi Lacandon mais qui bien sur ne se déverse pas dans un lac andin. Dés son arrivée sur le territoire des Lacandons, Huitzilopochtli est mis en présence du vieux chaman. Ch’äm Kitam était son nom. Ch’äm Kitam remis solennellement à Huitzilopochtli un sac en don. Coutumier de ses pratiques, celui-ci offrit en retour au Lacandon un sac en daim. Ch’äm Kitam conta alors l’histoire de l’objet, histoire qui remonte au père du père du père et ainsi de suite jusqu’à environ l’âge de la pierre impolie. Cette période historique peu connue est concomitante à l’âge de la pierre taillée, et doit son nom aux jurons proférés à chaque coup porté maladroitement sur un doigt lors de la taille des silex. Dura lex silexae lex comme on disait alors, dure loi que la loi du silex.

En ces temps en la en Germanie, régnait sur la Rhénanie, ou plutôt sous la Rhénanie, le roi Alberich, souverain des Nibelungen. Ce peuple de nains était gardien d’un trésor qu’ils veillaient jalousement et férocement. L’épée Balmung, symbole de pouvoir faisait entre autres partie de ces richesses. Victor Hugo, dans sa pièce de théâtre « Rhenani » a dressé un portrait posthume d’Albérich, cet immense pygmée germanique :

Qu’il fut grand ! De son temps c’était encor plus beau. Les rois, les empereurs, ce n’étaient que des hommes. Pierre et métal, tous deux s’accouplèrent pour ce gnome Fécondant l’une et l’autre en un mystique hymen, Accouchèrent de cette âme, héros du genre nain. Quoi donc ! Avoir été prince, empereur et roi ! Avoir gardé l’épée et périr de sa loi, Géant, pour piédestal avoir eu l’Allemagne ! Plus connu en son temps que le fut Charlemagne, Avoir été plus grand qu’Annibal, qu’Attila, Aussi grand que le monde mais pas plus haut que ça. (Rhenani acte IV scène II)

Plus précieux que l’épée et procurant d’étonnants pouvoirs, une autre chose appartenait aux nains. Mais, défié et vaincu par Siegfried, Albérich dut le lui abandonner. Sur toute la ligne, Siegfried en fit bon usage, sauf à y pendre son linge. Il l’utilisa notamment pour séduire et réduire Brunhilde, reine d’Islande, à la merci du roi Gunther. Après quoi, il prêta la chose à Uther Pendragon qui cocufia le roi Gorlois, sema sa petite graine dans sa mie d’une nuit, Ygraine, épouse de Gorlois, future mère du roi Arthur. C’est à cette occasion que la mie Ygraine inventa cette temporaire indisposition pour le sexe due à de chimériques maux de tête. Peu après, embarqués eux aussi dans une sombre affaire de coucheries, Tristan, Yseult et le roi Marc’h ne durent leur dignité historique et leur postérité qu’au même objet savamment utilisé par Brangien, la servante d’Yseult. Sans cela, Tristan n’aurait eu que l’Yseult pour pleurer. Au lieu de quoi il mit enceinte cette éthérée d’Yseult.

Quarante espiègles vous contemplent

Pendant quelques siècles, la trace de l’objet magique se perd dans les méandres de l’histoire. Et là, Rahn sort de sa boite comme un diable de farces et attrapes. Lors d’une campagne de fouilles à Monségur, l’ésotériste germain trouve au fond d’un puits un parchemin qui le déroute. Après une plongée épuisante, fatigué et las, Rahn essore le grimoire. Il apprend dés lors l’existence et la localisation en Gévaudan du bien cédé jadis par Albérich. Son sang ne fait qu’un tour. Délaissant les artères du pays cathare ; il part vers les hautes terres gabales quêter son graal. Il arrive au pied du sommet où sont les restes du château de Vitrolles, au bord du lac de Charpal. L’Allemand va d’abord se purifier l’âme et le corps dans l’eau de la Colagne, lustrale comme l’eau de Cologne, mais si froide qu’il semble que, hélas, Rahn sort de la baltique. Vivifié par ce bain revigorant, Otto se met aussitôt à la recherche du trésor, suivant par monts et par vaux les sinueuses voies du parchemin pour y parvenir. Passé le pied du cap du promontoire de granit qui fend tel une péninsule l’océan de Margeride, il parvient haut. Céans, dans un champ de ruines ou poussent à peine les murs atrophiés de chaumières détruites, l’archéologue d’outre-Rhin s’éreinte quelques jours au bout desquels il met à jour sa découverte, engluée dans une gangue d’humus noir, grasse comme une motte de tourbe blonde. Quelques crasseux insectes et larves graisseuses quittèrent leur quiétude, écrasés sur leur routine par Otto. Certains agressifs firent mine de mordre. Le biologiste de l’expédition identifia quatre dizaines d’organismes menaçants. Se rappelant de la malédiction des pharaons, l’officier mit en garde ses sbires de l’ire des bacilles, microbes et virus facétieux présents dans la tombe de boue du trésor dont l’assise venait d’être levée. « Compagnons » dit-il, « du haut de ces pires amibes, quarante espiègles vous contemplent ».

Il lui faut désormais percer le secret de l’objet mystère sorti de terre par ses soins. Posant ses fesses sur un siège en tissu cédé par une vieille en fichue, l’officier SS n’a de cesse d’immiscer ses doigts dans les replis ridés, cherchant comme un serpent la meilleure fente pour se glisser et écarter les lèvres serrées de la bouche de boue qui telle une sangsue renferme la trouvaille. En effet, la chose est sertie dans une poche de cuir scellée. Six sceaux y sont remarque Otto Rahn qui possède certaines notions de sigillographie. Il les cisaille au surin. Une émotion angoissante s’empare de ses sens. Un incendie sournois s’installe sous sa peau. Il sue une transpiration acide. Cette sueur s’insinue le long de ces cervicales et le glace jusqu’aux os. Si ses humeurs sont humides, ses soucis sont secs car il parvient sans peine et sans dégât à faite sauter les sceaux et séparer les segments protecteurs entourant la chose d’une protection si vile qu’il fallait bien un viril militaire pour en venir à bout. Un séisme de satisfaction le saisi à brûle pourpoint, réchauffant sa carcasse et séchant ses cheveux. Il tressaute d’aise devant la scène qui s’ouvre à lui. Il a à présent devant ses yeux le témoin d’un passé qui, s’il fut dur en terreur, avait été plus que parfait pour ceux qui en avaient suivi les impératifs. Otto Rahn était maintenant dépositaire d’une arme qui pouvait changer la face du monde. Encore fallait-il attaquer le monde sous le bon angle. Car se tromper pouvait l’effacer. Il ne devait risquer de faire à un monde rond, une tête au carré.

III

De la cape à dos au saint Suaire

Dans son entreprise d’excavation de l’énigmatique objet, prudente et méticuleuse comme le recommandent les règles de l’art archéologique et grâce aux pioches griffées made in Deutschland donnant des coups sains germains, l’Öbersturmfürher mis à jour la TarnKappe, le manteau magique qui rend invisible celui qui le porte. Elle avait beaucoup voyagé avant d’être cachée en Gévaudan. Elle avait surtout énormément servi quand est sorti du désert le fils clouté du dieu d’Abraham. Lorsque les farfelus évangiles de Jésus et de ses disciples ont commencé à se répandre, les romains, alors maitres d’un empire s’étendant de la Judée aux marches d’Ecosse, ont dans un premier temps jeté cette dangereuse propagande aux lions en faisant dévorer tout propagateur. Puis, insidieusement, les lignes malignes des futurs anciens et nouveaux testaments se sont diffusés chez les descendants de Romulus et Romus. Ont-ils été bêtes les fils de la louve ! En moins de trois siècles ils devinrent les principaux porteurs malsains des préceptes du crucifié. Mais à qui ont-ils cru se fier ? Jusqu’à Charlemagne et plus tard encore, des légions de missionnaires par conviction et de mercenaires idéologiques vont traquer le païen jusqu’au plus profond des forêts d’Europe. INRI ; Iesus Nazareen Rex Iudi, ne prêtait pas à rire chez les peuplades sylvestres. La conversion du héros à la religion des livres, qu’il soit Franc, Saxon, Celte ou autre, reposait sur un seul choix : embrasser la croix de bois, ou défaire la tête de l’irréductible sur le billot, le chef tranché par le glaive aveugle et sourd de l’intolérance monothéiste. Les peuples européens regardaient, amers et impuissants, la décapitation de leurs populations et de leurs panthéons. En plantant les sinistres bois de torture du fils de la vierge dans les forêts, inviolées elles, les prosélytes cannibales d’hosties et de vin déracinaient du même coup les arbres de vie des croyances d’Hyperborée. Les sapins décorés des celtes, Yggdrazil le chêne de la connaissance scandinave et Irminsul l’arbre du monde des hommes du nord ont été abattus, entrainant avec eux la rupture de l’équilibre des forces. Le déclin du monde ancien, de la vieille religion et du petit peuple débutait, le glas étant sonné par les sons stridents des trompettes victorieuses qui n’avaient pas eu de plus belles occasions à se mettre sous la dent, contre les lèvres et dans le pavillon depuis Jéricho.

La Kappe de Taranis

La TarnKappe tient son nom du Tarn, majestueuse rivière qui s’écoule des Cévennes vers l’Atlantique, traversant le Gévaudan qu’elle baigne de ses eaux intrépides. Taranis, le dieu gaulois et de la gaule qui a laissé son nom au fleuve gabale y péchait souvent à la mouche, laissant filer, dans un geste auguste de souplesse et de précision, l’appeau sur les eaux. Trempée dans le cours de l’onde grosse de pouvoirs surnaturels, la Kappe s’est chargée des propriétés atomiques de l’eau tarnaise qui trouvent leurs sources dans le sol si particulier des Bondons, riche d’uranium. Une race de géants avait déjà balisé de menhirs cette terre sacrée, point de passage entre le monde des hommes et les demeures des Dieux. Au même titre que la lance de Lug, les foudres de Zeus, le marteau de Thor ou le masque de Zorro, la Kappe de Taranis rejoignait la panoplie des accessoires de tout bon dieu qui se respecte. Cette eau du Tarn, en plus de conférer l’invisibilité à celui qui la Kappe endosse, possède d’autres vertus. La rivière avale un peu plus en aval les eaux de jouvence de la source de la Burle. Bien avant Sainte Enimie, les femelles vautours qui planent toujours au dessus des gorges du Tarn puisaient déjà cette eau pour fortifier les coquilles d’œufs renfermant leurs poussins. Les iles possibles sur lesquelles elles nichent sont entourées d’eaux où elles becquent des particules alimentaires. Il est vrai aussi qu’en ces temps reculés, les branchages nécessaires à la nidification de ces rapaces ne manquaient pas, et l’absence de prédateurs concourrait à l’extension du domaine de leurs huttes. Par la féérie de cette nature, humains et animaux marchaient main dans la main sur les pas des Dieux.

Pendent les heures sombres de l’expansion du dieu unique flanqué de son fils et d’un saint esprit auréolant le duo et formant le dernier membre de cette trinité, le manteau chrétien s’étend sur l’Europe tel un gigantesque aigle noir déployant ses ailes et ses serres acérées au dessus de sa proie. Isolés par leurs montagneuses frontières naturelles, il échoie au peuple celtes des Gabales de préserver et cacher la TarnKappe de la mise à sac des Olympes, Walhalla, Avallon et autres résidences des Dieux et des âmes. Ils choisirent de la déposer au pied de l’un des plus remarquables chaos granitique de leur territoire. Quelques druides seraient chargés de la transmission du secret aux générations futures, en attente de la survenance de temps meilleurs. Afin de mieux se fondre et perdurer dans ce nouvel environnement, certains de ses druides trouvent refuge au cœur même de la chrétienté, dans des monastères ou dans des abbayes, loin du fracas des hommes. Mais leur particularisme les a souvent poussés sous les ombrelles les plus hardies des paraboles christiques. Beaucoup y laissèrent leur vie, le froid de la mort raidissant leurs hérétiques cadavres sur les buchers de l’inquisition. Ainsi périt l’un d’entre eux, parmi les cathares de Montségur, non sans avoir pris soin de laisser une trace de la TarnKappe. Les siècles qui suivent voient l’Europe se couvrir de cathédrales, d’églises, de chapelles et plus aucune clairière, fontaine, forêt n’est à l’abri de celui qui désormais règne du plus haut des cieux. L’anneau de dieu s’est refermé sur le monde connu, ses voies pénétrant au plus profond des espaces. Alors que Dionysos entraînait les satyres, les silènes, Pan, les Faunes et les Bacchantes dans ses vendanges festives, qu’Héraklés ramassait les pommes d’or des Hespérides, les seuls vergers restants sont ceux ou poussent les péchés, arbres dangereux donnant des fruits sans pulpe et sans chair et dont on expie les noyaux en un lieu chaleureux nommé enfer. Mais ceci est une histoire connue.

Lozérix, Impair réaliste mais imper malléable.

Ps : toute ressemblance avec des évènements passés, présents ou à venir ainsi que dans l’existence et la conduite d’individus morts, vivants ou à naître serait fortuite et pure coïncidence. A quelques notables exceptions près.