Depuis trois mois, les températures se situent en moyenne à 2,9 degrés au-dessus des normales saisonnières, selon l’expression consacrée. "Ce qui situe cet automne au rang des automnes les plus chauds depuis 1950, loin devant les automnes 2005 avec plus 1,4 degrés et 2000, plus 1,1 degrés", a indiqué mardi Michel Schneider, ingénieur à la direction de la climatologie, à Météo France.

L’énigme de 1950

Le chapeau de cet article est tiré d’une info trouvée sur le Web qui ne manque pas d’intriguer tous les observateurs. En effet, aujourd’hui tout le monde est soumis à la Vérité médiatique qui explique que le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine, tout ce CO2 que nous dégageons, en surplus dans l’atmosphère. La question qui se pose alors est la suivante : pourquoi en 1950 a-t-il fait aussi chaud ? Sans ce damné CO2 ?

Enquête sur l’automne 1950

Dans les journaux de 1950 on n’en trouve nulle trace : aucun article des quotidiens ne présente la température de l’automne comme anormale. Pas un journaliste ou météorologue ne fait référence à la température, 50 ans plus tôt, de l’automne 1900, ni même à celle de l’été 1830 où il avait fait 35° à Paris. Le mystère reste entier. Il faut dire qu’en 1950 c’était le climat médiatique qui était plus "frais". Au sortir de la guerre on espérait de la chaleur humaine en premier lieu, et de la chaleur tout court eût été la bienvenue. S’il faisait si chaud en 1950 c’était sans doute normal, un reliquat des échauffements des armes, des incendies de villes et des bombardements divers. Nul doute qu’une analyse fine des événements aurait montré qu’en 1920 il faisait sans doute aussi chaud après la première guerre mondiale, et chacun trouvait normal d’aller prendre l’apéro sur les Champs en ce mois de décembre.

Ensuite, durant les années succédant à 1950, pendant que la reconstruction et l’industrialisation battait son plein, alors que les centrales à charbon poussaient comme des champignons et envoyaient tout ce gaz en l’air, la température redescendit. Jusqu’en 1977, lorsqu’enfin les media se réveillèrent et publièrent des articles alarmants sur la probabilité d’une prochaine glaciation. "The big Freeze" titrait Time cette année là.

Glaciation prévue !

Mais ils ne comparèrent pas la température avec celle des années 1927, 50 ans auparavant pour se demander s’il faisait aussi froid. Aujourd’hui les media en ont tiré les leçons. Ils sont plus vigilants.