En ces heures où l’on parle beaucoup d’immigration, d’intégration, de racisme ... citons l’exemplaire attitude des lozériens.

Les Gardois, de rudes néanderthaliens ?

La communauté de frontières avec le département du Gard nous impose une proximité parfois difficile à accepter avec les êtres occupant le mauvais côté géographique des choses. Fort heureusement, l’ouverture d’esprit et la générosité d’idées des Gabalitains rendent le quotidien de cette lourde contigüité plus facile, car ils savent se montrer volontiers bons pères de famille envers les gard-nements, les entourant d’un salutaire et bienveillant paternalisme.

Quel est l’état des lieux ? Les Lozériens ne détestent pas les Gardois, ceci est une exagération déplacée de la réalité. La plupart des Lozériens, les authentiques, ceux qui le sont depuis 40 générations, constatent simplement les importantes différences physiques, génétiques et comportementales qui les séparent de ces hominidés.

Tout d’abord, tandis que les Lozériens sont issus de la branche Cro-Magnon des homos sapiens sapiens, les gardois descendent des derniers résidus néandertaliens qui sont restés coincés entre les ponts du Gard et du Vidourle, dans une nature hostile peuplée de vachettes, de chevaux et de moustiques, insectes philosophes se répartissant entre l’école d’Epictète et la secte d’Epicure, et que les quelques flamants roses, seule note bucolique du lieu, ont bien du mal à absorber puis digérer.

Physiquement, difficile de confondre l’éphèbe du Gévaudan avec l’avorton gardois. Alors que les Lozériens femelles et mâles portent beau, grand et fort un corps racé, sculpté et façonné, notre voisin traîne péniblement une carcasse homonculaire à l’équilibré précaire bien que bipédique. Fatalement, la mauvaise alimentation basée sur un régime composé d’amandes, d’olives, de brandade et de gardianne entraîne un large spectre de carences et la présence endémique du scorbut, du béribéri et du crétinisme aléso-camarguo-rhodanien à quoi s’est récemment ajouté le virus du Nil.

En matière d’us et coutumes, autant les Lozériens mènent une vie honnête, courageuse et exemplaire résolument tournée vers un bien-être quotidien à travers une culture épanouie, généreuse et variée, autant on peut qualifier de primaire voire de primitif le mode de vie du malgré tout anthropomorphe abominable-homme-des-garrigues. Ce n’est pourtant pas faute de tentatives lozériennes d’exporter, par des vagues successives d’émigration civilisatrice, un peu de progrès à ces peuplades sauvages. Las, elles restent sourdes et aveugles à notre main tendue, nous remerciant même très régulièrement par des razzias et des pillages menés contre nos productions emblématiques.

Aucune supériorité

Mais attention, les Lozériens ne tirent pour autant aucune supériorité de l’infériorité des Gardois. L’important fossé qui nous sépare de ce repoussant voisinage n’entraîne pas une attitude qui contiendrait une quelconque trace de condescendance ou de compassion qui serait pourtant bien légitime. Pas question d’écraser de notre superbe ce qui reste une création naturelle quoique protozoaire.

Par contre je m’élève avec la plus grande véhémence contre toute forme de racisme qui serait particulièrement éhonté et malvenu à l’égard de nos frères de race auvergnats, qu’ils soient Aveyronnais, Cantalous et Altiligériens. Je pense que l’on peut ranger les Ardéchois dans la même catégorie, du moins ceux du Vivarais et des monts du Mézenc.

Lozérix - Alter-ego sans égal

PS : La direction du journal du RIEN dégage pleinement sa responsabilité à propos des propos de son collaborateur Lozérix qui a pris sur lui de publier cet article un tantinet polémique. Nous sommes courageux, mais beaucoup moins devant les cornes d’un taureau !