Bush va-t-il rapatrier ses troupes vers un nouvel objectif : la France ? Et plus précisément la Chambre des Députés ? Disons que c’est une hypothèse à prendre au sérieux car il semble bien que finalement on ait découvert la cachette des fameuses armes de destruction massive : elles sont entre les mains des députés de l’UMP.

Têtus de chez Têtu : les Français en veulent toujours plus !

C’est bien connu, la France décline, et si elle décline c’est la faute aux Français. Pas à leurs patrons, leurs entreprises, leurs députés, leur gouvernement, non ceux-là font tous les efforts possibles pour que notre pays ne s’enfonce pas dans les eaux de la décrépitude. Mais les misérables, les malfaiteurs, les idiots du village, ce sont ces maudits Français qui n’ont pas compris que la loi du marché c’était la loi du plus fort, et que le plus fort c’était le néo-libéralisme. C’est-à-dire la Finance. Sans la Finance, on ne serait rien. Mais allez faire entrer ça dans la tête de cette mauvaise graine de futurs syndicalistes : impossible. La France pourrait être beaucoup plus grande, beaucoup plus prospère, beaucoup plus forte s’il n’y avait pas ces maudits Français. Malheureusement ils sont là. La France est foutue !

Mais qu’est-ce qu’on leur apprend à l’école ?

C’est vrai quoi, ils le font exprès ou quoi tous ces gens, ces lycéens, ces travailleurs et ces chômeurs ? Ils s’obstinent à vouloir conserver contre vents et marées les énormes avantages qu’ont obtenu à force de luttes, de grèves, de privations et parfois de morts leurs pères ou grands-pères. Ces jeunes lycéens et étudiants qui défilent dans la rue ils veulent quoi ? Une retraite heureuse ? La sécurité de l’emploi ? Des salaires décents ? La sécurité sociale ? Des congés payés ? Et puis quoi encore ? On ne leur a pas dit aux cours d’histoire que le progrès c’est fini, c’était au 19e siècle que ça se passait, qu’on espérait toujours mieux, travailler moins, vivre plus, que les avancées de la société viendraient du progrès des techniques et de l’enrichissement de la nation. C’est FINI, tout ça ! Il va falloir faire une nouvelle loi pour expliquer que le libéralisme a un rôle positif. Et l’inscrire dans leurs livres de classe.

Car tout se passe comme s’ils croyaient encore à leur vieille devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Comme s’ils imaginaient que le progrès social était encore possible. Comme si les gains de productivité dans les usines, la croissance du PIB, l’amélioration des conditions de vie pouvait amener un confort supplémentaire à ceux qui produisent la richesse. Les Français, croyez-le ou pas, ce ne sont au fond que des U-TO-PIS-TES. Ce qui domine, aujourd’hui, c’est le marché, et si on ne s’y plie pas, on meurt. Aujourd’hui un travailleur qui se respecte doit gagner comme un employé chinois, on ne peut pas faire autrement ! Vivre dans des dortoirs comme à Shenzhen, bénéficier d’une journée de repos par semaine, d’une semaine de vacances par an, et oublier toutes ces idées fausses que leurs parents leur ont mises dans la tête. ( PS : ne dites pas ça aux Chinois. Eux ils lorgnent encore de notre côté et ils croient encore au progrès !)

Souplesse et liberté pour tous les employeurs

Car ceux qui ont besoin de plus de souplesse, de liberté, de latitude pour lutter contre la concurrence ce sont leurs employeurs. Eux, ils ont besoin du CNE, du CPE, de bien d’autres facilités pour défendre la France au sein de l’économie de marché. Regardez le temps qu’il a fallu pour que les rémunérations des patrons des grands groupes français atteignent le niveau de leurs homologues étrangers. Alors ? Comment lutter ? Comment préserver et accroître les richesses ? Augmenter les bénéfices ? Faire monter la Bourse ? Eh bien surveillez le CAC 40 et vous verrez que nos chers dirigeants savent y faire : la Bourse atteint ces jours-ci des niveaux qu’elle avait oublié depuis des années, c’est bien la preuve que nous sommes sur la bonne voie. Les profits n’ont jamais été aussi hauts, c’est bien la preuve par neuf que nous sommes dirigés par des gens soucieux de notre avenir...

Mais bon, si malheureusement les Français s’obstinent encore à ne pas comprendre, il va bien falloir se passer d’eux. Les armes de précarisation massive sont là, elles sont prêtes entre les mains de nos chers députés. Délocaliser, licencier, baisser les salaires, réduire ces avantages sociaux qui ne sont plus adaptés à l’époque actuelle, faire un peu de ménage dans Landerneau. Comme disait ce conseiller de la Bourse interviewé par Daniel Mermet "Le plein emploi c’est mauvais pour l’économie".

Vous voyez, on est foutus...

A moins que... avant l’halalli, on fasse amende honorable, ce serait la solution de la dernière chance. Monsieur Bush, ayez pitié ! Voyez, on vous les livre nos UMP : emmenez-les à Guantanamo et qu’on n’en parle plus !

Vous pourrez même leur donner de la saine lecture pour l’avion !