On croise encore fréquemment dans les couloirs goudronnés de nos cités cages-à-poules, quelques survivants de la vague punk des années 80/90. Ces quasi fossiles arborent toujours sur leur crâne d’œuf cette coupe de cheveux si caractéristique dite en crête de coq.

Cervelles d’oiseaux

Ce ramage si particulier qui permet l’identification rapide de l’espèce, surtout par les poulets qui les ont souvent en ligne de mire, n’a d’égal que leur plumage qui en font les phœnix des tribus urbaines. Mais cette filiation gallinacienne ne présente t-elle pas aujourd’hui un risque sanitaire ? Ces punks ne risquent-ils pas d’être des proies faciles, des pigeons en quelque sorte, pour le virus H5N1, virus assez haineux envers la volaille ? Auquel cas, le punk crêté ne va-t-il pas être le chaînon manquant reliant l’aviaire à l’humanité ? Les hommes pourraient-ils être les dindons de la farce de cette mode capillaire ? Les tenants de ces fantaisies chevelues ont vraiment des cervelles d’oiseaux, pour mettre ainsi en danger la communauté. Les pouvoirs publics vont-ils encore faire longtemps l’autruche ou vont-ils enfin se décider à mettre du plomb dans l’aile de ces tignasses, véritables appeaux à microbes.

Le pied de grue

Dans le même ordre d’idée, il est demandé aux dames de se comporter intelligemment et de ne pas faire les bécasses, aux attentistes de ne plus faire le pied-de-grue, aux enfants de ne pas répéter les choses comme des perroquets, aux drogués de l’information journalistique de ne plus lire leur canard, aux mères-poules d’être moins protectrices, aux cons d’or de se transformer philosophalement en plomb, aux gais comme des pinsons de s’attrister, à ceux qui ont le nez en bec d’aigle de ne plus se moucher et aux bouches en cul de poule de porter un masque.

Il n’est plus temps pour caqueter et piailler indéfiniment sur cette situation. Il faut des actions fortes. C’est pourquoi, chacun doit tuer dans l’œuf toute parcelle qui pourrait servir de nid au H5N1.

Lozérix - Loi du capitole contre oie décapotable.